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2023
Jean-Michel Rolland est un artiste français né en 1972. Longtemps musicien et peintre, il réunit ses deux passions – le son et l’image – dans les arts numériques depuis 2010. A travers des œuvres d’art vidéo, d’art génératif, des performances audiovisuelles et des installations interactives, il questionne la temporalité, véritable quatrième dimension inhérente à l’image animée, ainsi que la dualité entre ses deux médiums de prédilection, le sonore et le visuel.
Ses recherches formelles sont guidées par le désir de révéler la nature intrinsèque de notre environnement perceptif et de la tordre pour mieux donner de nouvelles réalités au monde qui nous entoure. Ses travaux, toujours très expérimentaux, sont le reflet du monde intérieur parfois inattendu de leur auteur et font cependant l’objet d’une importante diffusion à l’international.
Plusieurs ont été récompensés pour leur originalité, par l’Université des Nations-Unies(Dresde, Allemagne), Digital Graffiti à Miami (USA), Multimatograf (Russie), dokumentART (Allemagne et Pologne), l’Université de Caroline du Nord (USA), Festival do Minuto (Brésil), Artaq (France), ArchiShorts (Canada) et The International Video Art Review (Pologne).

Fran Lejeune : "Prise sur le vif, la photographie de l’artiste avec Kayvan ne résiste pas non plus à la pixellisation de l’image et à la dynamique qui lui est imposée.
Comme Roland Barthes reconnaissait « presque » sa mère sur une photo, Jean-Michel Rolland revit « presque » ce moment festif noyé dans un magma en noir et blanc à travers lequel les visages transparaissent de temps à autre.
Si pour Roland Barthes la photographie analogique atteste que ce souvenir « a été », pour Jean-Michel Rolland ce temps suspendu se détruit aussitôt grâce au numérique.
Il rejoint en cela Bernard Stiegler pour qui l’epokhe, le temps suspendu, est à la fois maintenu et radicalement mis en doute.
En détruisant la précision de la photographie-souvenir, l’artiste affirme par là une sorte de désintérêt pour le passé ou du moins pour les images qui le figent.
Si la photographie argentique attestait d’une présence passée et ne mentait pas, l’artiste détruit toutes ces certitudes avec l’image numérique où chaque pixel peut être déplacé, voire tronqué."
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