portrait
generative art
04:02
2026
Sares est un artiste numérique dont le travail saisit la beauté esthétique au sein du chaos temporel, à travers des techniques mixtes mêlant 3D, intelligence artificielle et art génératif. Percevant la destruction et le chaos comme des formes de création, Sares explore l’intersection silencieuse entre le passé et le futur dans l’instant présent. Ses expériences AI Reflections invitent les spectateurs à réfléchir au « maintenant » en analysant le passage du temps et les émotions façonnées par l’expérience personnelle, avec pour ambition d’introduire et d’interroger des aspects de la psychologie de l’esprit humain dans ces espaces numériques. Tenant compte à la fois de l’histoire et des possibles à venir, Sares développe un processus digital qui contrôle l’information et les données pour créer des œuvres procédurales mêlant esthétique classique et abstraction contemporaine, transformant ainsi les spectateurs en témoins actifs. Son approche créative puise dans des sources variées, notamment le cinéma atmosphérique de Wong Kar-Wai qui nourrit son usage de palettes saturées et de temporalité émotionnelle. La philosophie cosmotechnique de Yuk Hui guide également son effort d'ancrer les processus numériques dans un sens profond, plutôt que dans une simple exécution technique. Par une pratique délibérée d'habiter l'instant présent, Sares permet à l'intuition de façonner l'équilibre entre chaos et ordre dans son œuvre.
Fort de plus de dix ans d’expérience en direction artistique et d’expositions internationales à New York, aux Beeple Studios, en Chine et en Europe, Sares transmet des messages introspectifs sur les émotions vécues, explorant souvent les états psychologiques sous-jacents qu’elles révèlent. Chaque œuvre représente un défi d’interprétation du numérique, une volonté de repousser les frontières et d’inspirer un changement positif en influençant le présent et en façonnant l’avenir, toujours à la lumière des leçons du passé. En 2024, Sares a été sélectionné pour la résidence AI Hokusai, et en 2025 pour la résidence Primavera Digitale à Florence, en Italie.

« Pater » émerge comme un murmure profond autour de l’archétype du Père, symbole de la loi, de la structure et de l’autorité qui guide sans imposer, qui soutient sans bruit. L’œuvre explore cette force psychique nichée dans les couches les plus profondes de la conscience, origine silencieuse de l’ordre, du sens et de la volonté aspirant à l’élévation. Inspirée par le rêve génératif issu de la mémoire de l’artiste, elle interroge la manière dont la volonté consciente devient un catalyseur de l’unification de la psyché, transformant la fragmentation en totalité sous la lumière d’une loi immuable.
L’archétype de Pater se révèle comme un état de résolution et de structure, où la volonté se manifeste pour intégrer, soutenir et donner forme. Chaque ligne, chaque vide, chaque pulsation de l’œuvre est un geste d’ordre, un écho du principe qui transforme le chaos en destinée et l’incertitude en chemin. À travers l’œuvre, ce principe de loi intérieure se déploie comme une manifestation conceptuelle de l’esprit humain. La pièce cartographie la géométrie de la guidance, ce tracé subtil où le soi reconnaît sa trajectoire, ce tissu invisible reliant l’intérieur à l’extérieur.
Elle invite à contempler la complexité de l’humanité et la force silencieuse qui l’habite, rappelant que l’archétype éternel de la structure n’impose pas, mais transforme : stabilisant, ordonnant et projetant un horizon de destin et de sens.
La loi structurante. Une colonne de l’esprit habitant la psyché, la force qui définit la volonté consciente et trace le chemin. Le tranchant de l’ordre qui dissipe le brouillard de l’inconscient, l’émotion de la résolution qui engendre la structure. Un lien profond avec le principe d’ascension, le témoignage d’une raison qui intègre le chaos, rayonnant de la promesse d’une destinée auto-légiférée.
« Pater » explore la puissance transformatrice du principe de la loi, abordant l’identité à travers l’émotion de la résolution. L’œuvre mobilise comme composant dynamique le rêve génératif issu de la mémoire de l’artiste, une impulsion déclenchée par l’archétype du Père. L’archétype du Père (Pater) incarne le principe du Logos (la raison), la conscience spirituelle et la capacité d’établir la loi et l’ordre moral. Sa fonction première est la discrimination, la structure et le jugement, permettant à la conscience individuelle de naviguer dans le monde et d’ordonner le chaos de l’inconscient.
Un système de traitement quantique se nourrit de ces informations afin de définir les paramètres de ses composants, révélant l’état de la volonté consciente et la structure qui dessine le chemin. Cette approche permet à l’œuvre de devenir le reflet de l’archétype et de son potentiel à générer de l’ordre, exprimant la capacité de l’esprit humain à unifier le fragmenté sous une loi supérieure.
Le récit conceptuel se matérialise en une sculpture de données : un organisme présenté comme une cartographie de l’ordre intérieur. C’est une cartographie de la résolution, le reflet de la structure logique et déterminée de la conscience. Les fleurs de bambou de couleur crème, par leur symbolique de longévité, d’intégrité inébranlable et de force immuable dans le Hanakotoba, occupent le cœur narratif. Leur structure définie et persistante représente la loi préétablie — une constellation logique qui, à première vue, semble immuable.
Le principe de la loi agit comme la force active qui unifie le chaos. Il révèle comment cette émotion engendre la discipline, permettant au soi de s’aligner avec sa destinée. L’œuvre témoigne de la manière dont l’archétype du Père possède le pouvoir de reconfigurer la psyché, la transformant en une force active qui dépasse la fragmentation pour tracer un avenir de totalité.
« Pater » se présente comme un espace d’introspection, invitant à explorer le potentiel de la structure intérieure et à la reconnaître comme l’ancrage fondamental dans la reconfiguration de l’identité et le devenir du soi.
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