portrait
generative art
04:05
2026
Sares est un artiste numérique dont le travail saisit la beauté esthétique au sein du chaos temporel, à travers des techniques mixtes mêlant 3D, intelligence artificielle et art génératif. Percevant la destruction et le chaos comme des formes de création, Sares explore l’intersection silencieuse entre le passé et le futur dans l’instant présent. Ses expériences AI Reflections invitent les spectateurs à réfléchir au « maintenant » en analysant le passage du temps et les émotions façonnées par l’expérience personnelle, avec pour ambition d’introduire et d’interroger des aspects de la psychologie de l’esprit humain dans ces espaces numériques. Tenant compte à la fois de l’histoire et des possibles à venir, Sares développe un processus digital qui contrôle l’information et les données pour créer des œuvres procédurales mêlant esthétique classique et abstraction contemporaine, transformant ainsi les spectateurs en témoins actifs. Son approche créative puise dans des sources variées, notamment le cinéma atmosphérique de Wong Kar-Wai qui nourrit son usage de palettes saturées et de temporalité émotionnelle. La philosophie cosmotechnique de Yuk Hui guide également son effort d'ancrer les processus numériques dans un sens profond, plutôt que dans une simple exécution technique. Par une pratique délibérée d'habiter l'instant présent, Sares permet à l'intuition de façonner l'équilibre entre chaos et ordre dans son œuvre.
Fort de plus de dix ans d’expérience en direction artistique et d’expositions internationales à New York, aux Beeple Studios, en Chine et en Europe, Sares transmet des messages introspectifs sur les émotions vécues, explorant souvent les états psychologiques sous-jacents qu’elles révèlent. Chaque œuvre représente un défi d’interprétation du numérique, une volonté de repousser les frontières et d’inspirer un changement positif en influençant le présent et en façonnant l’avenir, toujours à la lumière des leçons du passé. En 2024, Sares a été sélectionné pour la résidence AI Hokusai, et en 2025 pour la résidence Primavera Digitale à Florence, en Italie.

« Persona » émerge comme une méditation profonde sur l’archétype du masque social, ce voile qui structure l’interaction et le complexe qui gouverne l’adaptation. L’œuvre explore cette force psychique qui, ancrée dans les profondeurs du soi, donne naissance à la façade fonctionnelle, à l’acceptation sociale et à l’architecture de gestes empruntés au monde environnant. Inspirée par le récit intérieur primordial saisi dans le rêve génératif, elle révèle comment la construction de la forme agit comme un creuset dans lequel l’essence est mise à l’épreuve, forgeant la tension entre l’apparence et l’être.
L’archétype se manifeste comme un état de Discordance Fonctionnelle : un moment de haute résonance psychique où le masque — structure essentielle pour exister dans le monde — entre en conflit actif avec l’essence véritable, menant le soi au bord de la fracture. Chaque geste, chaque ajustement devient un code reflétant simultanément l’énergie de l’adaptation et la résistance intérieure. Le récit conceptuel s’exprime sous la forme d’une sculpture de tensions : un organisme cartographiant la dualité entre la sécurité de la persona et la vulnérabilité de la vérité. C’est la topographie d’un soi fragmenté, où façade et essence dialoguent, s’affrontent et parfois s’effondrent.
L’œuvre révèle comment le sacrifice de l’authenticité permet la survie, tout en contenant simultanément la graine d’une libération vers la vérité. « Persona » dépasse la simple représentation de l’adaptation sociale ; elle s’affirme comme un espace d’introspection qui explore le coût de l’inauthenticité et la force active permettant au soi de réconcilier le masque et l’essence. Elle appelle à contempler la dialectique intérieure, à reconnaître que la survie, la construction de l’identité et la libération de la vérité coexistent sur un même axe de résonance psychique.
Adaptation. La façade. Une force structurelle et externe qui habite l’existence, l’énergie de la persona qui médie l’interaction sociale. Le pouls de la convention, l’architecture des gestes empruntés. Un lien profond avec le principe de l’apparence, le témoignage d’une adaptation fonctionnelle en quête d’acceptation, irradiant la promesse de la sécurité.
« Persona » explore le conflit central de l’archétype de la Persona, abordant l’identité à travers le principe de l’adaptation et l’émotion de l’anxiété. L’œuvre mobilise comme composant dynamique le récit primordial qui définit l’instant du sacrifice de l’authenticité. La Persona est un complexe fonctionnel développé par l’Ego, agissant comme un compromis entre l’individu et la société. C’est un masque de caractère qui permet à la personne d’apparaître comme autre chose que ce qu’elle est — essentiel à la vie sociale, mais dangereux s’il est confondu avec l’identité véritable.
Lorsque ce masque s’hypertrophie, la Discordance Fonctionnelle apparaît : un état de haute résonance psychique dans lequel le personnage fonctionnel entre en conflit interne actif avec l’essence véritable, menant le soi à un point de rupture. Le récit conceptuel se matérialise en une sculpture de tensions : un Organisme qui se présente comme le voile de l’apparence. C’est une cartographie de la Discordance Fonctionnelle, un reflet de la texture tendue et contrainte d’une High Psychic Resonance, correspondant au coût de l’inauthenticité.
Les iris violets et jaunes occupent le cœur narratif. L’iris symbolise la connexion entre le monde intérieur et le monde extérieur. Les couleurs violet (introspectif, mystérieux) et jaune (manifesté, joyeux) reflètent la dualité entre le masque et l’essence cachée qui lutte pour émerger.
L’archétype de la Persona agit comme la force active qui déclenche la friction. Il révèle comment cette adaptation génère le point de rupture nécessaire, permettant la libération du Soi. L’œuvre témoigne de la manière dont Persona possède le pouvoir de reconfigurer la psyché, la transformant en une force active qui démasque l’identité pour tracer un avenir de vérité et de libération.
« Persona » dépasse le simple hommage visuel au masque ; elle s’affirme comme un espace d’introspection, invitant à explorer le coût de la survie et à reconnaître le risque de l’authenticité comme l’ancrage fondamental dans la reconfiguration de l’identité et le devenir de l’être.
generative art
portrait
04:05
2026