portrait
video
02:10
2026
Kou Yamamoto (alias nouseskou) est né de la culture hip hop underground de Kyoto. Fondateur de la team de danse nouses, il développe une pratique mêlant street dance et art contemporain, créant ses propres œuvres sonores en s'appuyant sur les méthodes de la Musique Concrète, donnant naissance à un genre chorégraphique unique qu'il nomme concrete. Kou utilise différents médiums, notamment la danse, la vidéo, l'installation et les NFTs. Inspiré par TouchDesigner, il développe également des œuvres d'art numérique explorant la relation entre technologie et corps. Son travail puise profondément dans la présence silencieuse de la nature et des sanctuaires de Kyoto, et s'inscrit dans l'héritage du mouvement japonais Mono-ha des années 1970. Kou interroge notre rapport à l'espace, au corps et à la perception dans leur état le plus brut : avant que la forme ne se stabilise. Dans son travail, les sélections de formes qui émergent dans un espace, un temps et un corps spécifiques deviennent des traces irréversibles : non pas des décisions, mais des surfaces sédimentées d'innombrables sensations et possibilités non choisies. Les interactions entre technologie, nature et corps ne convergent pas vers un tout unifié, mais coexistent en maintenant chacune leur propre intégrité structurelle, à l'image des équilibres observés dans les communautés microbiennes ou les interactions végétales, ni dépendantes ni dominantes. L'image visualisée n'est que la surface de ces interférences mutuelles; en dessous, des sensations non formalisées continuent de résonner silencieusement.
Kou Yamamoto est allé en finale des championnats mondiaux de street dance et de danse contemporaine, et a présenté son travail en Suisse et en France. Il a collaborer avec nombreux danseurs et chorégraphes tels que Shintaro Oue, Tomohiko Tsujimoto, Hiroaki Umeda, Shintaro Hirahara, Ruri Mito et Mirai Moriyama. Parmi ses projets notables figurent la chorégraphie et la dramaturgie de la performance dédiée au Kiyomizu-dera Re:Incarnation dirigée par Mirai Moriyama (2021), la chorégraphie du clip Passion / composed by Marihiko Hara (2020), et une performance au Mori Art Museum dans le cadre de l'exposition de Chiharu Shiota The Soul Trembles (2019). Il a également contribué au programme de recherche Moonshot R&D du Cabinet Office JST (2021) et participé au Super Tour de MISIA (2018). Kou a aussi collaboré avec THE NORTH FACE pour une vidéo et performance autour de la Mountain Jacket (2025), Panasonic Connect pour une vidéo d'installation (2024), Goldwin pour une vidéo de marque (2024), adidas Y-3 en tant que modèle (2023), et a fait l'objet d'un reportage avec contribution musicale pour ELLE Kazakhstan (2024). En compétition, il a obtenu la 2e place à l'Osaka Dance Delight Vol.40 (2025) et Vol.33 (2017), ainsi que la 3e place au Vol.31 (2015).

La technologie, la nature et le corps, en tant que systèmes d'ordres différents, ne convergent pas vers un tout unifié. Ils coexistent en maintenant leur propre intégrité structurelle. Leur relation ressemble aux formes d'équilibre observées dans les interactions microbiennes ou végétales, ni dépendance, ni domination. Tout en s'influençant mutuellement, chaque élément maintient son propre ordre interne.
De telles relations fonctionnent comme une condition ouverte qui résiste à la réduction à un sens ou une structure unique. L'image visible n'est que la surface de ces interférences mutuelles. En dessous, des sensations non structurées continuent de résonner silencieusement, produisant de subtils glissements dans les couches profondes de la perception.
Cette œuvre s'intéresse à l'espace relationnel entre une main humaine et le végétal. Le toucher n'est pas présenté comme un geste isolé, mais comme une condition partagée qui se déploie entre le corps et la nature. De subtiles différences temporelles sont traduites en variations de densité et de mouvement, permettant au contact de se prolonger au-delà du moment où il se produit.
Plutôt que de documenter une interaction, la pièce observe comment la présence circule entre les formes organiques, là où perception et temps se superposent au sein d'un champ continu.
Éléments techniques : Analyse d'image en temps réel / Formes organiques tracées / Champs de données fluides
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