portrait
generative art
04:00
2023
Melissa Wiederrecht est une artiste américaine spécialisée dans l’art génératif algorithmique qui vit et travaille à La Mecque, en Arabie saoudite, depuis une dizaine d’années. Formée à l’informatique, à l’apprentissage automatique et à l’intelligence artificielle, elle pratique l’art génératif depuis plus de vingt ans, bien avant que ce mouvement ne porte ce nom ou ne trouve son public, et expose aujourd’hui à l’échelle internationale. Elle qualifie son œuvre de « flou précis ». Précis, car elle est entièrement construite à partir de systèmes de codes mathématiques qu’elle écrit elle-même. Flou, car ce que ces systèmes produisent, c’est le paradoxe, l’ambiguïté et l’entre-deux. Elle travaille dans l’oscillation, le « à la fois… et… » : un art à la fois extrêmement intentionnel et débordant d’aléatoire, froid et mathématique mais émouvant sur le plan émotionnel, manifestement une peinture et manifestement pas, à la fois un simple image figée et un algorithme infini. Tout cela s’articule autour d’une rencontre entre les valeurs traditionnelles et les formes anciennes d’une part, et le média le plus moderne qui soit, le code, d’autre part.
Melissa Wiederrecht a exposé au siège des Nations Unies, au Museum of the Moving Image, au Gucci Art Space, à la Gazelli Art House, à Art Dubai Digital, à Art Blocks et à Feral File, parmi tant d’autres. Son travail a également été présenté dans des lieux et sur des plateformes internationales de premier plan, notamment au HeK de Bâle, à l’Unit de Londres, à la GalerieData à Paris, à Verse, au VerticalCrypto Art (Berlin) et à ArtRepublic Global lors de Miami Art Basel. Témoignant de son influence au sein de la communauté de l’art numérique, elle a été nominée pour le Diversity Award lors des Crypties organisés par Decrypt Media en 2023.

Cette œuvre explore la lumière intemporelle de la mémoire, fluide, changeante et omniprésente. Des formes lumineuses onduisent comme de l’eau ou du verre, réfractant les couleurs et les formes qui se trouvent derrière elles, comme si l’on entrevoyait des instants dont on se souvient mais que l’on n’a jamais pleinement saisis. Le jeu entre obscurité et clarté évoque la nostalgie, le sentiment de quelque chose de beau et d’éternel qui reste juste hors de portée. Sous cette surface changeante se cache une profondeur tranquille, une de mes œuvres antérieures, floue et transformée, qui refait surface pour s’intégrer à quelque chose de nouveau. Par-dessus tout, ma texture de tissu caractéristique ancrent l’œuvre, rappelant la présence au milieu du mouvement. L’œuvre reflète la résilience à travers la transformation : à l’image de la lumière traversant les couches, la mémoire persiste, même lorsqu’elle est réfractée ou altérée. Elle évoque la beauté de l’invisible, la façon dont l’essence de ce que nous sommes demeure, même lorsque la vie évolue et change autour de nous. Par son mouvement fluide et sa profondeur lumineuse, cette œuvre invite les spectateurs à contempler la force et la lumière durables qui résident en eux, révélées par des fragments, des aperçus et le rythme tranquille de la mémoire.
Présentée dans le cadre de « The Light Within », l’exposition d’art numérique organisée par Art Republic et le WithHER Fund au siège des Nations Unies, à New York, en mars 2025. Techniques computationnelles et procédurales, code GLSL personnalisé, JavaScript.
generative art
portrait
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2023