
landscape
generative art
02:00
2025
Melissa Wiederrecht est une artiste américaine spécialisée dans l’art génératif algorithmique qui vit et travaille à La Mecque, en Arabie saoudite, depuis une dizaine d’années. Formée à l’informatique, à l’apprentissage automatique et à l’intelligence artificielle, elle pratique l’art génératif depuis plus de vingt ans, bien avant que ce mouvement ne porte ce nom ou ne trouve son public, et expose aujourd’hui à l’échelle internationale. Elle qualifie son œuvre de « flou précis ». Précis, car elle est entièrement construite à partir de systèmes de codes mathématiques qu’elle écrit elle-même. Flou, car ce que ces systèmes produisent, c’est le paradoxe, l’ambiguïté et l’entre-deux. Elle travaille dans l’oscillation, le « à la fois… et… » : un art à la fois extrêmement intentionnel et débordant d’aléatoire, froid et mathématique mais émouvant sur le plan émotionnel, manifestement une peinture et manifestement pas, à la fois un simple image figée et un algorithme infini. Tout cela s’articule autour d’une rencontre entre les valeurs traditionnelles et les formes anciennes d’une part, et le média le plus moderne qui soit, le code, d’autre part.
Melissa Wiederrecht a exposé au siège des Nations Unies, au Museum of the Moving Image, au Gucci Art Space, à la Gazelli Art House, à Art Dubai Digital, à Art Blocks et à Feral File, parmi tant d’autres. Son travail a également été présenté dans des lieux et sur des plateformes internationales de premier plan, notamment au HeK de Bâle, à l’Unit de Londres, à la GalerieData à Paris, à Verse, au VerticalCrypto Art (Berlin) et à ArtRepublic Global lors de Miami Art Basel. Témoignant de son influence au sein de la communauté de l’art numérique, elle a été nominée pour le Diversity Award lors des Crypties organisés par Decrypt Media en 2023.

Lightfall est une variante de l’algorithme Bakhoor Assandal où tous les éléments sont alignés. Le même moteur qui génère Bakhoor sous forme d’anneaux courbes, mon flou directionnel caractéristique, l’œuvre superposée sur elle-même pour que les couleurs restent lumineuses plutôt que ternes, les textures marbrées douces, est ici orienté à l’horizontale et à la verticale. On dirait une grille qui n’en est pas une : des rideaux verticaux et des colonnes de couleurs entrelacées qui dérivent et respirent, une structure suggérée mais jamais dessinée, la lumière tombant en bandes lentes. Chaque itération trouve sa propre palette et sa propre température, allant d’un calme quasi neutre à une luminosité pleinement saturée.
Tout un prisme de couleurs tombe en bandes verticales, le corail, le bleu sarcelle et l’orange se croisant à travers des plis marbrés. Saturé, agité et lumineux.
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2025