Luigi Honorat est un artiste français basé à Tokyo. Il a étudié la sculpture à l'université d'art Musashino au Japon, avant d'y devenir lui-même enseignant. Sa pratique interroge la sculpture de façon détachée des contraintes matérielles, à travers des études numériques et des décompositions de formes volumétriques, classiques comme abstraites. C'est dans sa série Intangible, débutée en juin 2017, que cette recherche prend tout son sens : chaque étude, réalisée en une seule journée et concentrée sur une idée unique, explore les possibilités de la modélisation et de l'animation procédurales. Le point de départ de cette démarche est aussi pragmatique que conceptuel : l'absence d'atelier et d'espace de stockage qui sont des contraintes propres à la pratique de la sculpture dans une ville aux espaces restreints comme Tokyo. Cependant, il ne renonce jamais à la cohérence sculpturale car bien qu'entièrement conçue en 3D, chaque pièce conserve certaines limites de la sculpture physique, se déployant dans un espace donné et n'utilisant qu'un seul type de matériau à la fois, de sorte que chaque œuvre numérique pourrait, hypothétiquement, être transformée en sculpture réelle.
Luigi Honorat a déjà travaillé pour de grandes marques comme Apple et a exposé à de multiples reprises en France et au Japon, au National Art Center et au Fuchu Art Museum de Tokyo, ainsi qu'à l'Ome Art Festival. Son travail lui a valu le Takashi Shimizu Award en 2015. Sa pratique s'étend également à la collaboration musicale : il a signé les visuels de plusieurs artistes tels que Micka Luna, Ian Chang, ou encore Lee Ranaldo.

La série Intangible est une étude de forme en cours qui explore les possibilités de la modélisation et de l'animation procédurale. Commencée en juin 2017, chaque étude a été réalisée en une journée et en se concentrant sur une seule idée. Bien qu'étant entièrement réalisée en 3D, la série conserve certaines des limites de la sculpture physique puisqu'elle se déploie dans un espace particulier, en utilisant un seul type de matériau à la fois. Chaque étude est réalisée de manière à ce que, hypothétiquement, l'œuvre rendue en 3D puisse être transformée en une sculpture physique. Le point de départ de cette série a été le manque d'espace de studio et de stockage et les difficultés de travailler en sculpture dans une ville à l'espace limité comme Tokyo.
3d
landscape
01:50
2017