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Diplômée des Beaux-Arts de La Haye, Saeko Ehara complète plus tard sa formation UI/UX Design au Digital Hollywood Studio à Tokyo, avant de rejoindre en 2023 la sixième promotion de la VerticalCrypto Art Residency. Cette double culture, entre beaux-arts classiques et technologies numériques, façonne une pratique où l'intelligence artificielle, l'art génératif et le scan 3D deviennent des outils de traduction plutôt que de reproduction. Saeko Ehara ne cherche pas à restituer fidèlement les objets ou les souvenirs qu'elle capture : à travers la numérisation, ils se chargent de nouveaux contextes, portant les traces de la mémoire, du temps et de l'expérience personnelle. Son geste créatif puise dans une esthétique intime, celle du « kirakira », littéralement « scintillant », un terme japonais désignant ces instants fugaces où l'ordinaire se transforme et où le cœur est saisi par une lumière inattendue. Cartes d'animés brillantes, autocollants transparents, bijoux acryliques, verreries et encyclopédies de fleurs usées à force d'être feuilletées : autant de fragments d'enfance qui reviennent inlassablement dans ses œuvres, où la fleur fonctionne moins comme sujet botanique que comme vecteur d'émotions et de sensations pré-verbales.
Le travail de Saeko Ehara a été montré dans des institutions et foires internationales telles que le Theater of Digital Art de Dubaï, le Grand Palais Immersif à Paris, ARTECHOUSE à Washington D.C., CADAF New York, Crypto Art Week Asia ou encore REFRACTION 02, avec des expositions personnelles et collectives à Tokyo, New York, Dubaï, Londres, Los Angeles, ainsi qu'à Zurich, Berne et Séoul. Elle est représentée par plusieurs galeries et plateformes, dont √K Contemporary et The Chain Museum à Tokyo, Galerie Glaab à Berne et Artpoint à Paris. Ses collaborations institutionnelles et commerciales incluent le pavillon suisse à l'EXPO 2025 Osaka-Kansai pour Nestlé Japan, une collaboration avec Asahi Super Dry en Australie, ainsi que des projets pour ETERNAL Art Space (Sydney, Riyadh, Tokyo). En parallèle de sa pratique d'artiste visuelle, elle exerce une intense activité de VJ, notamment lors de MUTEK JP au Shibuya Stream Hall de Tokyo, portant ses créations scintillantes jusqu’aux salles de concert et arenas.

Ces portraits sont créés par AI et inspirés de la peinture japonaise "Prélude à la danse nô". Ce tableau a été peint en 1936 par Uemura Shōen, célèbre pour son Bijin-ga (" image de belle personne "). C'est l'une de ses œuvres représentatives. J'ai été touchée par la force de sa vie en tant que peintre et en tant que femme. Les techniques sont numériques, mais je me concentre toujours sur l'aspect "humain". En apprenant le contexte historique et le caractère de Shōen, j'explore une expression humaniste.
Son : Shuta Yasukochi
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