portrait
3d
01:33
2026
Stefany Layton Cuervo est une artiste visuelle formée à la peinture, au dessin et à l’histoire de l’art à l’Académie des beaux-arts de Bogotá. Son travail explore l’idée de la peinture élargie, dans laquelle l’image picturale dépasse la toile physique pour se déployer dans des environnements computationnels et virtuels. Après plusieurs années consacrées à la peinture matérielle, elle a commencé à traduire son langage visuel dans des systèmes génératifs à l’aide d’outils tels que TouchDesigner, avant d’étendre cette recherche à la réalité virtuelle, où la perception corporelle et l’immersion spatiale sont devenues centrales dans son processus créatif. Dans ses environnements immersifs, le dessin devient spatial, habitable, et la perception du spectateur fait partie intégrante du médium. Layton aborde ainsi le métaverse comme un territoire philosophique en mutation permanente : un espace où les images ne vieillissent pas, où le sens reste instable, et où les frontières entre réel et virtuel se reconfigurent sans cesse. À travers des projets développés entre contextes physiques et virtuels (dont Metamorphosis of the Landscape), elle interroge la relation entre espace matériel et espace digital comme mode direct de représentation, dans la lignée, réinterprétée, des peintres de la Renaissance qui composaient des paysages idéaux en atelier avant de les transposer en peinture.
Son travail a été présenté en Colombie, à New York, Miami, Melbourne, Londres et Tokyo. Parmi ses expositions récentes figurent Poéticas topo-gráficas (Gallery Caarlos Orozco, Medellín, 2026), Simulacra & Simulation (Gallery Adrián Ibáñez, Bogotá, 2026) ou encore Future Visions (Gallery Future Art, Sydney, 2025). Elle a également réalisé des projets immersifs (Future.io, Hyperfy, OM Metaverse, SuperRare Gallery), et participé à des événements curatoriaux et institutionnels en Colombie, dont DEVCON Bogotá et la Komanage Biennial (Turquie, 2022).

Cette œuvre naît d’une réinterprétation numérique des natures mortes florales de Jan van Huysum, non comme une citation directe, mais comme une structure baroque reconstruite à partir de matériaux visuels contemporains.
La composition a été réalisée dans un environnement de peinture en réalité virtuelle, où chaque coup de pinceau est constitué de centaines d’images issues de plateformes numériques, utilisées comme palette de couleurs et matière visuelle. Ces images n’apparaissent pas littéralement, mais se transforment et s’intègrent dans une surface dense et en constante évolution.
Le résultat est une nature morte en mouvement, flottant sur un fond sombre, où l’image se déploie en strates, en rythmes et en textures. Dans ce processus, le flux continu d’images contemporaines devient forme, couleur et espace.
L’œuvre ne représente pas un paysage, elle en construit un à partir de la circulation des images.
Nous ne peignons plus des fleurs,
nous peignons avec des flux d’images.
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portrait
01:33
2026