portrait
3d
01:33
2026
Stefany Layton Cuervo est une artiste visuelle formée à la peinture, au dessin et à l’histoire de l’art, dont la pratique s’est progressivement élargie vers les médias numériques et immersifs. Son travail explore l’idée de la peinture élargie, dans laquelle l’image picturale dépasse la toile physique pour se déployer dans des environnements computationnels et virtuels. Après plusieurs années consacrées à la peinture matérielle, elle a commencé à traduire son langage visuel dans des systèmes génératifs à l’aide d’outils tels que TouchDesigner, avant d’étendre cette recherche à la réalité virtuelle, où la perception corporelle et l’immersion spatiale sont devenues centrales dans son processus créatif.
Dans cette trajectoire, Stefany explore le dialogue entre environnements numériques et physiques comme moyen direct de représenter le paysage. Son projet Metamorphosis of the Landscape examine la circulation entre espaces virtuels et matériels, en s’appuyant sur la notion de paysage idéal historiquement construit par les peintres de la Renaissance dans l’atelier avant d’être transposé en peinture. À travers sa pratique, les environnements numériques sont envisagés comme des entités évolutives, capables de transformation et de renouvellement, favorisant un échange continu entre espaces physiques et virtuels. Grâce à une expérimentation constante avec la réalité virtuelle et les processus génératifs, elle développe le paysage comme un champ spéculatif en perpétuel devenir, façonné par la perception, les limites et l’expérience spatiale.

Cette œuvre naît d’une réinterprétation numérique des natures mortes florales de Jan van Huysum, non comme une citation directe, mais comme une structure baroque reconstruite à partir de matériaux visuels contemporains.
La composition a été réalisée dans un environnement de peinture en réalité virtuelle, où chaque coup de pinceau est constitué de centaines d’images issues de plateformes numériques, utilisées comme palette de couleurs et matière visuelle. Ces images n’apparaissent pas littéralement, mais se transforment et s’intègrent dans une surface dense et en constante évolution.
Le résultat est une nature morte en mouvement, flottant sur un fond sombre, où l’image se déploie en strates, en rythmes et en textures. Dans ce processus, le flux continu d’images contemporaines devient forme, couleur et espace.
L’œuvre ne représente pas un paysage, elle en construit un à partir de la circulation des images.
Nous ne peignons plus des fleurs,
nous peignons avec des flux d’images.
3d
portrait
01:33
2026