portrait
collage
01:56
2025
Billy Ryan est un artiste vidéo et photographe basé à Sydney, en Australie. Sa pratique est profondément ancrée dans une fascination pour la nature et sa capacité à susciter l’émerveillement, l’imaginaire, et à faire écho à la logique étrange des rêves. Travaillant à la croisée de plusieurs disciplines, il explore « l’invisible » : un domaine éthéré qui nous entoure mais échappe souvent à notre perception. Ryan personnifie les éléments naturels en les mêlant à des récits de fiction spéculative, des souvenirs d’enfance et des états de rêverie. À travers ce prisme poétique, il crée des représentations imaginaires de l’environnement qui résonnent avec l’expérience humaine, générant un dialogue sensible entre l’organique et le construit. Pour rendre visibles ces dimensions cachées, Ryan utilise des technologies optiques, notamment une caméra plein spectre, capable de capter des longueurs d’onde au-delà du visible (infrarouge et ultraviolet). Cette manière élargie de voir transforme les paysages en visions hypnotiques et troublantes, offrant une perspective intensifiée, à la fois hyperréaliste et étrangement familière.
Ryan est également cofondateur et artiste principal du studio créatif Babekühl, un studio qui transforme les idées en univers visuels expressifs à travers le motion design et des expériences immersives. De la réalisation de clips musicaux à sa participation au Pixels Show à Times Square, en passant par des expositions dans des galeries à travers l’Australie, la vision artistique singulière de Billy Ryan séduit un public sensible à la beauté des phénomènes naturels.

On dit souvent que les plantes et les fleurs s’épanouissent lorsqu’elles sont exposées à certains types de musique. Bien que cette idée ne fasse pas l’objet d’un consensus scientifique, elle suggère que la stimulation par les vibrations et les ondes sonores pourrait affecter la vie végétale de manière comparable au bourdonnement des insectes, à une brise traversant les feuilles ou au crépitement de la pluie sur les pétales.
Cette série s’inspire de la relation délicate et invisible entre la nature et le son. À l’aide de déplacements visuels et de spectrogrammes*, les œuvres abstraient une collection de photographies botaniques prises sur de nombreuses années, dont certaines remontent au milieu des années 2000. Les spectrogrammes sont extraits d’une sélection de mes enregistrements de jazz préférés des années 1960, permettant au son, au rythme et aux fréquences de s’imprimer dans la texture de l’image.
*Les spectrogrammes sont des représentations visuelles du son, montrant comment le spectre de fréquences d’un signal évolue au fil du temps.
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2025

