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2024
Kamil Czapiga, également connu sous le nom de Cosmodernism, est un artiste polonais dont l’aventure créative débute à l’adolescence, lorsqu’il intègre une école d’art locale, avant de poursuivre sa formation artistique à l’Académie des Beaux-Arts de Katowice. Il y étudie le design graphique et obtient en 2012 un diplôme de licence au sein de la classe d’illustration. Il commence alors sa carrière comme illustrateur et tatoueur, dirigeant son propre studio de tatouage et créant des designs originaux pour des clients en Pologne et à l’international. En avril 2023, Kamil Czapiga décide de se consacrer exclusivement à son projet d’art multimédia Cosmodernism, intégrant des éléments de vidéo abstraite, de photographie et de créations sonores originales. Ce projet lui permet d’explorer une expression abstraite personnelle à travers des observations micro et macro, captées à l’aide d’un microscope et de mécanismes optiques de précision fabriqués à la main. Les images qui en résultent évoquent des mondes extraterrestres, alors même qu'elles restent ancrées dans de véritables expérimentations scientifiques. Kamil utilise divers produits chimiques, colorants, objets et réactions issus des domaines de la chimie et de la physique. Bien qu’il ne possède pas de formation scientifique, il privilégie une approche intuitive, fondée sur l’expérimentation et l’essai-erreur.
En parallèle de son travail personnel, Cosmodernism s’inscrit également dans une dynamique de collaborations avec d’autres artistes, musiciens, institutions et marques, parmi lesquelles figurent notamment l’Agence spatiale européenne (ESA) et la DTU.

Microloop_159 repose sur des enregistrements à l’échelle macroscopique (15–20 mm) d’expériences avec du ferrofluide, où le liquide magnétique est guidé vers des motifs évolutifs par un contrôle physique direct.
En introduisant des encres colorées et des fluides supplémentaires, l’équilibre interne du ferrofluide est modifié. Lorsqu’il est façonné par un aimant puissant, la surface commence à s’organiser en structures fluides qui s’étirent, se replient et se reconnectent. Les motifs qui en résultent semblent moins mécaniques et plus organiques — plus proches de la croissance que du mouvement.
Observé à cette échelle, le liquide paraît suivre son propre rythme. Les formes émergent lentement, persistent puis se dissolvent, suggérant un processus qui évoque un comportement biologique plutôt qu’une simple relation de cause à effet. Tout ce qui est visible résulte d’interactions matérielles réelles, capturées en caméra sans intervention numérique.
La couche sonore associée, construite à partir d’échantillons de voix et de sources naturelles telles que des oiseaux et des animaux, renforce subtilement l’impression d’un système vivant en mouvement.
Microloop_159 fait partie de la série continue Microloops, qui examine comment les forces magnétiques peuvent transformer la matière liquide en structures qui semblent vivantes, temporelles et en perpétuelle reformation.
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