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Boris Marinin est à la fois artiste et curateur basé à Vienne, en Autriche. Sa démarche artistique est principalement influencée par l’auto-apprentissage et l’analyse psychanalytique. Dans son art, il essaie de capturer l'essence de la nature en utilisant des formes amorphes, qui ne sont pas nécessairement liées au monde matériel que nous connaissons. Avec son art analytique, l’artiste nous emmène dans un voyage où nous sommes exposés au mouvement de la nature, à l’extinction et aux opportunités tout en découvrant des interprétations personnelles du lien entre un artiste et un objet afin de nous montrer ce qui se trouve au-delà de notre dimension.
Dans son art vidéo, Boris aspire à rendre le processus de tournage vidéo non rationnel et non narratif, une sorte de transe où c’est la caméra qui le guide et non l’inverse. Il ne sait jamais par avance ce qu’il va filmer. Sa principale source d’inspiration est la psychanalyse française, principalement les travaux de Jacques Lacan, mais aussi l’ontologie orientée objet, l’animisme, le Black Metal et certains artistes. Les artistes qui l’inspirent le plus sont Ed Atkins, Joseph Beuys ou encore les films abstraits de Stan Brakhage.

Dans la technique que Boris utilise (PBR – physical based rendering), les objets en 3D ne sont pas fabriqués comme dans la réalité, c'est-à-dire à partir d’une sorte de matériau ou par des processus naturels, mais plutôt à partir de quasi-matériaux. La bulle que vous voyez est faite de couches de surfaces : couche d’ombre, couche de diffusion, carte de réflexion, translucidité, etc. Les bulles sont donc faites de quasi objets, les connexions du matériau à d’autres matériaux. C’est ainsi que sont créés les environnements dans les jeux vidéo, et cela change la façon dont nous cherchons un sens à la nouvelle cyber réalité – notre nouvelle réalité. La bulle nous donne des sensations, nous communiquons avec l’objet virtuel dans un sens conceptuel et cela va au-delà des cinq sens matériels. Non seulement nous voyons la bulle, et nous entendons d’autres personnes voir la bulle – nous recevons également des informations via le sixième sens – les sentiments. Le sentiment que donne la bulle est aussi un objet, c’est un quasi objet, et il est aussi réel que n’importe quel autre objet. Alors, la bulle fait-elle partie de vous ? Ou faites-vous partie de la bulle ? Tout est une partie d’un tout.
Ceci est basé sur l’ontologie orientée objet. En réalité, les objets sont notre sujet principal. Par exemple, un arbre est peut-être ce que nous pouvons faire de cet arbre, ou peut-être quel fruit nous en tirons, ou peut-être qu’un arbre est juste une décoration. Mais imaginons un instant, s’il y a un lac près de l’arbre, et que l’arbre se reflète dans l’eau, alors l’arbre fait-il partie du lac ? Ou le lac est-il une partie de l’arbre ? Selon l’OOO (object-oriented-ontology), les objets intermédiaires (l’ombre, la réflexion, etc.) sont des quasi-objets, ou des semi-objets, et ils ont la même importance que les non-objets. Tout fait partie d’un tout.
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