
portrait
collage
01:39
2026
Boris Marinin est à la fois artiste et curateur basé à Vienne, en Autriche. Sa démarche artistique est principalement influencée par l’auto-apprentissage et l’analyse psychanalytique. Dans son art, il essaie de capturer l'essence de la nature en utilisant des formes amorphes, qui ne sont pas nécessairement liées au monde matériel que nous connaissons. Avec son art analytique, l’artiste nous emmène dans un voyage où nous sommes exposés au mouvement de la nature, à l’extinction et aux opportunités tout en découvrant des interprétations personnelles du lien entre un artiste et un objet afin de nous montrer ce qui se trouve au-delà de notre dimension.
Dans son art vidéo, Boris aspire à rendre le processus de tournage vidéo non rationnel et non narratif, une sorte de transe où c’est la caméra qui le guide et non l’inverse. Il ne sait jamais par avance ce qu’il va filmer. Sa principale source d’inspiration est la psychanalyse française, principalement les travaux de Jacques Lacan, mais aussi l’ontologie orientée objet, l’animisme, le Black Metal et certains artistes. Les artistes qui l’inspirent le plus sont Ed Atkins, Joseph Beuys ou encore les films abstraits de Stan Brakhage.

Cette série vidéo débute par un dessin intuitif, envisagé comme une impulsion spatiale. Le dessin est ensuite traduit en composition architecturale et développé comme un site. Chaque site est affiné par collage, avec des éléments introduits progressivement et animés dans un cadre fixe. La transformation se déploie à travers les variations saisonnières, la luminosité et la répétition de motifs.
Ce sanctuaire est dédié à Konohanasakuya-hime, associée à la floraison, au renouveau et à la présence générative. L’architecture s’organise en enclos superposés, vitrages ornementaux et cours-jardins structurées autour de l’eau et des fleurs. Toitures courbes, seuils articulés et surfaces lumineuses composent un système spatial régi par le rythme des saisons et l’émergence cultivée. La circulation suit une progression douce à travers des vues cadrées et des bassins réfléchissants, créant un lieu ordonné par l’éclosion, la récurrence et une vitalité durable.
L’œuvre s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes par son attention portée à la continuité générative, à la résilience et à la croissance cultivée. Le sanctuaire envisage la présence féminine comme une force structurante de l’espace, exprimée à travers des cycles de renouveau, un soin stratifié et une capacité créative durable.
collage
portrait
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2026