portrait
collage
02:22
2025
Katie Edwards est une photographe basée au Royaume-Uni qui capture paysages et environnements urbains à travers le cadre des fenêtres de train, transformant des instants fugitifs de transit en compositions visuelles soigneusement construites et prolongées. En utilisant la fenêtre comme dispositif de cadrage constant, elle isole des gestes, des motifs et des fragments de paysage qui passeraient autrement inaperçus. Photographiant des milliers d’images en mouvement puis les affinant par un travail d’édition minutieux, elle assemble des moments qui équilibrent précision documentaire et atmosphère poétique. Ce processus permet à des territoires vastes de devenir perceptibles et intimes, reconfigurant le voyage comme une découverte et une construction visuelles.
Parmi ses projets notables figure une série consacrée aux champs de tulipes néerlandais, et un autre crée lors d'un voyage en train de 10 000 miles à travers les États-Unis, présentant des géographies diverses à travers le motif récurrent de la fenêtre de train. Ses photographies ont été publiées dans des médias tels que la BBC, The Times, Condé Nast Traveller et Wallpaper. Laura Freeman, critique d’art en chef au Times, a souligné que ses images invitent les spectateurs à porter un regard renouvelé même sur leurs trajets quotidiens. Son travail a su fédérer un large public international, avec plus de 90 000 abonnés sur Instagram et TikTok suivant son archive évolutive de paysages et de villes saisis en mouvement.

Ce film suit le voyage de Turku à Stockholm — une rare incursion hors du rail, filmée entièrement à travers le hublot circulaire d’un bateau. Le cadre rond laisse défiler des dizaines de milliers d’îles de l’archipel de Turku, un peintre devant son chevalet, puis l’apparition soudaine d’un parc d’attractions aux abords de Stockholm.
Je photographie le monde à travers les fenêtres de train. Chaque voyage génère des milliers d’images — des instants fugitifs, périphériques, qui passeraient autrement inaperçus. Ce n’est que plus tard, lors du montage, que je deviens réellement photographe : je remonte le temps, isole des détails et tisse ces fragments en courtes œuvres vidéo.
En utilisant la fenêtre du train comme cadre constant, je collecte des gestes isolés — un baiser, un oiseau en vol, un champ de tulipes, un morceau de côte — que j’assemble en panoramas linéaires et en séquences rythmiques. La répétition et l’accumulation transforment ces moments en motifs. Le cadre devient un outil pour comprendre l’échelle, pour rendre le vaste saisissable.
Ces œuvres invitent les spectateurs à voyager avec moi, à voir ce qui est souvent ignoré, et à se reconnaître dans les paysages qui défilent lorsque je partage mon travail en ligne. Elles forment un réseau social posé sur le réseau ferroviaire — une tentative discrète de créer du lien à distance à travers des instants du quotidien, cadrés par la vitre d’un train.
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