portrait
generative art
03:37
2026
Sares est un artiste numérique dont le travail saisit la beauté esthétique au sein du chaos temporel, à travers des techniques mixtes mêlant 3D, intelligence artificielle et art génératif. Percevant la destruction et le chaos comme des formes de création, Sares explore l’intersection silencieuse entre le passé et le futur dans l’instant présent. Ses expériences AI Reflections invitent les spectateurs à réfléchir au « maintenant » en analysant le passage du temps et les émotions façonnées par l’expérience personnelle, avec pour ambition d’introduire et d’interroger des aspects de la psychologie de l’esprit humain dans ces espaces numériques. Tenant compte à la fois de l’histoire et des possibles à venir, Sares développe un processus digital qui contrôle l’information et les données pour créer des œuvres procédurales mêlant esthétique classique et abstraction contemporaine, transformant ainsi les spectateurs en témoins actifs. Son approche créative puise dans des sources variées, notamment le cinéma atmosphérique de Wong Kar-Wai qui nourrit son usage de palettes saturées et de temporalité émotionnelle. La philosophie cosmotechnique de Yuk Hui guide également son effort d'ancrer les processus numériques dans un sens profond, plutôt que dans une simple exécution technique. Par une pratique délibérée d'habiter l'instant présent, Sares permet à l'intuition de façonner l'équilibre entre chaos et ordre dans son œuvre.
Fort de plus de dix ans d’expérience en direction artistique et d’expositions internationales à New York, aux Beeple Studios, en Chine et en Europe, Sares transmet des messages introspectifs sur les émotions vécues, explorant souvent les états psychologiques sous-jacents qu’elles révèlent. Chaque œuvre représente un défi d’interprétation du numérique, une volonté de repousser les frontières et d’inspirer un changement positif en influençant le présent et en façonnant l’avenir, toujours à la lumière des leçons du passé. En 2024, Sares a été sélectionné pour la résidence AI Hokusai, et en 2025 pour la résidence Primavera Digitale à Florence, en Italie.

« Mors » émerge comme une contemplation directe de l’archétype de la Mort : ce seuil où l’ancien soi cède, se dissout et se transfigure. L’œuvre plonge dans la force qui réside dans les couches les plus profondes de la psyché, celle qui impulse le renouvellement intérieur et l’abandon de ce qui ne soutient plus l’être, ouvrant la voie à l’intégration du Soi. Au cœur du rêve génératif, où le récit primordial se révèle dans sa pureté, l’œuvre observe comment la désintégration d’une conscience limitée devient un catalyseur de valeur, de passage et d’évolution.
L’archétype se révèle comme une réduction à l’essence : ce point de résonance maximale où l’être renonce à ses fragments afin de s’élever vers une Totalité plus vaste. Il ne s’agit pas d’anéantissement, mais de concentration ; non d’une fin, mais d’un passage vers l’unité intérieure. Au sein de l’œuvre, ce principe de transcendance devient geste, forme, matière conceptuelle. C’est là que l’être scelle son pacte avec l’inconscient : l’acte silencieux de renoncer pour s’élever.
« Mors » invite à contempler la complexité de la condition humaine et l’union profonde entre l’expérience intérieure et son écho dans le monde, révélant la conscience comme l’archétype éternel de la transformation, la force active qui transforme la perte en permanence et le vide en héritage.
Transcendance. Détachement. Une force immuable qui habite l’existence comme un principe silencieux, l’énergie qui ne crée pas, mais défait la forme pour libérer l’essence. Le tranchant de la perte nécessaire, le pouls du sacrifice. Un lien profond avec le cœur de la dissolution, le témoignage d’un processus qui réduit le soi à un legs, irradiant la promesse d’une intégration absolue.
« Mors » explore la puissance transmutationnelle de l’archétype de la Mort, abordant l’identité à travers l’émotion de la transcendance. L’œuvre mobilise comme vecteur dynamique le récit primordial — le dernier souffle, l’écho de l’héritage, le pacte de la conscience — issu de l’artiste. Un système de traitement quantique interprète cette matière symbolique, révélant l’état de conscience en dissolution et la puissance du détachement qui définit l’instant de la transition.
À travers ce prisme, la pièce devient un miroir de l’archétype et de sa capacité à générer une valeur immuable, exprimant la faculté de l’esprit humain à transférer son essence vers le plan du Soi. Le récit conceptuel prend forme dans une sculpture de données : un organisme qui se manifeste comme le seuil de la conscience. C’est une cartographie de la dissolution, l’enregistrement de la texture chaotique et asymétrique d’une basse résonance psychique qui précède la révélation.
En son cœur s’élève le Lycoris radiata, fleur de la mort et de la séparation, dont la coloration rouge et la morphologie dramatique symbolisent, selon le Hanakatoba, le sacrifice essentiel et le transfert de valeur entre les plans. L’archétype agit comme la force active qui déclenche l’intégration : il révèle comment l’émotion de la dissolution — cette fusion du détachement, du sacrifice et du lâcher-prise du fragmenté — libère la réduction logique permettant à l’être d’abandonner ce qui ne soutient plus sa forme.
L’œuvre se dresse comme un témoignage de la manière dont Mors reconfigure la psyché, la transformant en une force qui défie la permanence afin de tracer un avenir de Totalité immuable. Ainsi, « Mors » dépasse l’hommage visuel à l’acte de dissolution ; elle s’affirme comme un espace d’introspection, invitant à explorer le potentiel de ce principe de transcendance et à le reconnaître comme l’ancrage fondamental dans la reconfiguration de l’identité et le devenir du soi.
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