portrait
generative art
03:43
2026
Sares est un artiste numérique dont le travail saisit la beauté esthétique au sein du chaos temporel, à travers des techniques mixtes mêlant 3D, intelligence artificielle et art génératif. Percevant la destruction et le chaos comme des formes de création, Sares explore l’intersection silencieuse entre le passé et le futur dans l’instant présent. Ses expériences AI Reflections invitent les spectateurs à réfléchir au « maintenant » en analysant le passage du temps et les émotions façonnées par l’expérience personnelle, avec pour ambition d’introduire et d’interroger des aspects de la psychologie de l’esprit humain dans ces espaces numériques. Tenant compte à la fois de l’histoire et des possibles à venir, Sares développe un processus digital qui contrôle l’information et les données pour créer des œuvres procédurales mêlant esthétique classique et abstraction contemporaine, transformant ainsi les spectateurs en témoins actifs. Son approche créative puise dans des sources variées, notamment le cinéma atmosphérique de Wong Kar-Wai qui nourrit son usage de palettes saturées et de temporalité émotionnelle. La philosophie cosmotechnique de Yuk Hui guide également son effort d'ancrer les processus numériques dans un sens profond, plutôt que dans une simple exécution technique. Par une pratique délibérée d'habiter l'instant présent, Sares permet à l'intuition de façonner l'équilibre entre chaos et ordre dans son œuvre.
Fort de plus de dix ans d’expérience en direction artistique et d’expositions internationales à New York, aux Beeple Studios, en Chine et en Europe, Sares transmet des messages introspectifs sur les émotions vécues, explorant souvent les états psychologiques sous-jacents qu’elles révèlent. Chaque œuvre représente un défi d’interprétation du numérique, une volonté de repousser les frontières et d’inspirer un changement positif en influençant le présent et en façonnant l’avenir, toujours à la lumière des leçons du passé. En 2024, Sares a été sélectionné pour la résidence AI Hokusai, et en 2025 pour la résidence Primavera Digitale à Florence, en Italie.

« Initium » naît comme une réflexion profonde sur l’archétype de la Naissance, symbole de la Genèse, de l’irruption de l’existence et du potentiel pur au moment de son embrasement. L’œuvre interroge cette force psychique, ancrée au plus profond de la conscience, qui donne naissance à l’acte d’exister et à la nouveauté absolue. Inspirée par le récit primordial de son origine, évoquant une lumière blanche et fluorescente ainsi qu’une activation pure, elle explore comment l’inéluctabilité du devenir agit comme catalyseur de la création de la conscience. L’archétype d’Initium se manifeste comme un état d’Activation Pure : une High Psychic Resonance où l’être passe de la potentialité à l’existence dans un instant de clarté absolue.
À travers l’œuvre, cette impulsion primordiale qui réside dans la psyché se traduit en une manifestation conceptuelle de l’esprit humain. La pièce compose la manière dont l’être émerge du non-être, ce premier battement de cœur qui définit le commencement. Elle invite à réfléchir à la complexité de l’humanité et au lien profond entre l’expérience intérieure et la manifestation extérieure de la conscience, en tant qu’archétype éternel de la Genèse, principe actif qui transforme le potentiel en premier moment de réalité.
Genèse. Le premier battement. Une étincelle incandescente habitant le vide, une force qui ne se maintient pas mais éclate pour manifester l’existence. Le tranchant de la nouveauté absolue, le pouls de la volonté de créer. Un lien profond avec le moment zéro, le témoignage de l’activation pure qui redéfinit le potentiel, rayonnant de la promesse du réel.
« Initium » explore la puissance transformatrice de l’archétype de la Naissance, abordant l’identité à travers l’émotion de l’émerveillement. L’œuvre mobilise comme composant dynamique le récit primordial issu de la mémoire de l’artiste. Un système de traitement quantique est nourri de ces informations afin de définir les paramètres de ses composants, révélant l’état de potentiel imminent et la force d’éruption qui configure le premier instant de l’être. Cette approche permet à l’œuvre de devenir le reflet de l’archétype et de sa capacité à engendrer la nouveauté, exprimant la faculté de l’esprit humain à transformer le potentiel en existence.
Le récit conceptuel se matérialise en une sculpture de données : un organisme fonctionnant comme une cartographie de l’instant zéro. C’est une cartographie de l’activation pure, un reflet de la texture incandescente et émergente d’une haute résonance psychique. La fleur de prunier — symbole de renouveau, de persévérance et de naissance imminente dans le Hanakotoba, connue pour fleurir au cœur de l’hiver — occupe le cœur narratif. Chaque forme incarne un motif d’émergence, une constellation en gestation qui éclate malgré le froid.
L’archétype de la Naissance agit comme une force de détonation de la création ; il révèle comment cette émotion produit l’embrasement, permettant au soi d’émerger du vide. L’œuvre témoigne de la manière dont l’archétype reconfigure la psyché, la transformant en une énergie active qui défie le non-être pour tracer un avenir de totalité.
« Initium » dépasse le simple hommage visuel à l’acte d’exister ; elle se présente comme un espace d’introspection, invitant à explorer le potentiel de cet instant premier, en le reconnaissant comme l’ancrage fondamental dans la reconfiguration de l’identité et le devenir du soi.
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portrait
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2026